Mot du Curé

Dimanche 12 février

«  Je veux vous dire : si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Mt 5,20). C’est la Loi de l’Amour dont nous parle Jésus.

Amour ! Voilà un mot bien souvent employé dans notre langue, et pas très précis  pourtant. Mardi prochain, 14 février, ce sera la saint Valentin. Depuis la réforme du calendrier liturgique, Saint Valentin n’est plus fêté dans l’Eglise catholique mais il subsiste dans celui des fleuristes et des restaurateurs. Que savons-nous de  ce saint Valentin à qui l’on octroie le patronage des amoureux et des fiancés ?

Il s’agit à l’origine d’une fête païenne de la Rome antique : lesLupercales, à la gloire de Faunus, dieu du panthéon romain, fils de Picus, petit-fils de Saturne et père de Latinus. Quelle famille ! Il a souvent inspiré les artistes comme Eugène Lequesne, auteur en 1852 du Faune dansant du Jardin parisien du Luxembourg ou encore la magnifique pièce de Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune en 1912. Les Romains lui rendaient un culte dans la grotte où selon la légende, la louve (lupa en latin) avait allaité Remus et Romulus. Pour l’occasion, les prêtres de son cultecourraient dans les rues de Rome quasinus. Même dans le Ville, il ne devait pas faire très chaud à la mi-février.

En 496, le pape Gélase Ier interdit cette mascarade païenne et ridicule et choisit Saint Valentin de Terni, moine du IIIème siècle, mort martyr sous l’empereur romain Claude II le Gothique († 270) qui avait interdit aux chrétiens de se marier pour pouvoir envoyer les hommes à la guerre. Mais le moine Valentin les mariait quand même. L’empereur, le somme de cesser, il n’en fit rien et cela lui valut la prison dans un premier temps. Après avoir miraculeusement guéri de la cécité, Julia, la fille de son geôlier. L’empereur ordonna de le faire exécuter sur le champ, roué de coups par la soldatesque et décapité sur la Via Fluminia, celle qui joignaitRome et le nord-est de l’Italie vers Spolète, le 14 février 269. 

Dès le IVème siècle, le pape Jules Ier († 352) fait bâtir une église sur le lieu du martyre. Au XIIIème siècle, le pape Alexandre IV en fait le patron des amoureux. Les Allemands ont une grande dévotion à ce saint parce que Valentin et le verbe fallen (tomber) ont une consonance relativement proche et ils l’invoquent dans les chutes. Les reliques du saint sont conservées dans la collégiale de Roquemaure dans la région de Nîmes.

A tous, bonne semaine.

Abbé Jean-Maurice Champagne,

curé de NDPV.


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Jean a baptisé Jésus dans les eaux du Jourdain, et il réalise que Jésus est le Messie et que, qu’on le veuille ou non, qu’on le croit ou non,  la face du monde va changer. L’humanité entre désormais dans une nouvelle phase de son histoire.

Il y a un temps avant Jésus, le temps de l’espérance d’Israël avec les Prophètes, et un temps après Jésus, celui de l’Eglise.

Jean le Baptiste fait une contemplation du Messie, il se laisse pénétrer par la révélation du mystère du Christ. Il sait que Jésus est l’Agneau de Dieu ; l’homme sur qui demeure l’Esprit ; le Fils de Dieu ; celui qui enlève le péché du monde.

Alors, Jean pourra dire : oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage.

 

A tous, bonne semaine.

 

Abbé Jean-Maurice Champagne,

curé de NDPV.

 

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fête des Scouts.

 

Samedi  21 janvier

 

Messe à l’Eglise de Grandvilliers à 18h 00

                                                et soirée de fête.

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Laudato Si’ : l’écologie intégrale selon le pape François.

                                                Pour une conversion des mentalités et des pratiques.

Cycle de 5 conférences de 16h à 17h 30

           05 mars (Compiègne) avec Tugdual Derville

          12 mars (Senlis) avec ElénaLassida

          19 mars (Creil) avec Philippe Kearney et Mohammed Cherfaoui

          26 mars (Clermont) avec Cécile Renouard

          02 avril (Beauvais) avec Dominique Lang


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Gloire à Dieu  au plus haut des Cieux

et sur la Terre, paix pour ses Bien-aimés

(Lc 2,14)

Dieu, créateur de toute chose n’a pas laissé sa créature à l’abandon. Il a envoyé aux hommes un Sauveur. Il a voulu partager notre vie humaine avec toutes ses contingences.

Jésus nait à un moment précis de l’histoire, dans un lieu géographiquement contrôlable, dans une famille désignée. Les références évangéliques sont claires : l’empereur Auguste, Bethléem, la Judée, Marie et Joseph.

L’Incarnation, Dieu fait chair, Dieu fait Homme, n’est pas une vue de l’esprit ou une construction théologique, mythique ou imaginaire. Il s’agit bien de quelqu’un, historiquement réel, définissable, connaissable : Jésus de Nazareth.

Les Anges, ces envoyés de Dieu, accompagnent par leur annonce la naissance de l’enfant, ils l’appellent Seigneur, titre habituellement réservé à Dieu. Dès le berceau de la nativité, Jésus est reconnu comme Dieu., mais un Dieu caché dans les langes d’un petit bébé. Il est Messie, il est Dieu… mais il est aussi un petit d’homme.

Les humbles bergers, même s’ils font un peu partie du folklore de Noël quand ils peuplent nos crèches, ne manquent pas de nous rappeler la présence insigne de Jésus parmi les pauvres, les marginaux, les exclus, mais ils rappellent aussi les origines nomades du peuple hébreux, David lui-même ne gardait-il pas les troupeaux  dans la plaine de Bethléem ? (cf. . 1 Samuel 16,11).

Pour créer le monde, Dieu use d’une parole directe et efficace : Dieu dit et ce fut (cfGn 1). Pour sauver le monde, il a préféré prendre son temps, envoyer les prophètes, envoyer son Fils, enfant, menant une vie cachée pendant delongues années. Le Seigneur se révèlepar palier, chacun à son rythme, dans l’histoire de l’humanité, dans l’histoire d’Israël, dans l’histoire de chacun d’entre nous.

Profitons de ce temps qui nous est donné pour relire nos vies et pointer les moments de grâce que Dieu nous a accordés, quand il fut pour nous Emmanuel, Dieu-avec-nous.

A tous, je souhaite de bonnes fêtes de Noël, merveilleuse fête de famille.

Abbé Jean-Maurice CHAMPAGNE,

curé de NDPV

 A noter : la Maison Paroissiale de Grandvilliers sera fermée, sauf aux heures des messes, jusqu’au mardi 03 janvier 2017. On peut toujours laisser un message sur le répondeur au 03 44 46 77 28 ou au 09 72 50 74 76.


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Dimanche 11 décembre 2016

Jésus et Jean-Baptiste, voilà bien deux personnages à la fois proches et si différents. Pourtant tous les deux sont entre un monde ancien et un monde à venir, entre ancienne Alliance et la Nouvelle. Et même là ils sont quand même différents.

 Leurs différences se déploient à travers d’autres termes : par exemple, Jean-Baptiste est la voix, Jésus  est la  Parole, le Verbe incarné ; Jean-Baptiste prépare le chemin, Jésus est le chemin, Jean  baptise dans l’eau et Jésus inaugure un nouveau baptême dans le feu et l’Esprit Saint.

Avec Jean, le dernier prophète et Jésus le Fils de Dieu, avec la Vierge Marie que nous avons fêtée jeudi dernier, exempte de tout péché, continuons vaillamment notre chemin vers Noël, dans la joie de voir notre Dieu venir partager nos contingences humaines.

Bonne semaine à tous

Abbé Jean-Maurice CHAMPAGNE

Curé de NDPV

 

Messes de Noël.

 

Vigile  (samedi 24) : 19h 00 – Grandvilliers et Formerie

22h 30 – Feuquières

Minuit – Saint-Tibault

 

Jour (dimanche 25) : 11h 00 – Grandvilliers et Formerie

 



Dimanche 20 novembre 2016

Quand on parle de « roi » en France, on a tout de suite l’image de Louis XIV et des ors de Versailles. Et voilà que la liturgie met sous nos yeux Jésus sur la croix entouré de deux voyous.Ils se sont peut-être trompés au Vatican quand ils ont choisi les textes !Peut-être pas quand même.

Et si la fête de Christ Roi de l’Univers elle-même est récente, le mystère qu’elle invoque est vieux comme le christianisme et même comme les prophéties de l’Ancien Testament.

Les prophètes n’ont cessé d’annoncer le désir de Dieu de donner au monde un Sauveur.

« Oh! Roi David, tu seras le pasteur en Israël, tu seras le chef ».

Non pas un chef prêt à tout pour garder le pouvoir, et peut-être même ses indemnités liées à sa charge, ici pas question d’élections, mais un chef qui soit un guide et un sauveur pour le troupeau qui lui est confié.

Bonne semaine à tous.

Abbé Jean-Maurice CHAMPAGNE

Curé de NDPV.

 

 

Messes du temps de l’Avent 2016

 

Dates Sam. 18.00 Sam. 18.00 Dim. 09.30 Dim. 09.30 Dim. 11.00 Dim. 11.00
Avent 1

 

26-27 novembre

Feuquières

 

Aumônerie

Youcat

Fouilloy Formerie

 

Ste Cécile

Grez Feuquières

 

Ste Cécile

Grandvilliers
Avent 2

 

03-04 décembre

 

Feuquières Beaudéduit Formerie Gaudechard  

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Grandvilliers
Avent 3

 

10-11 décembre

Feuquières

 

Aumônerie

Youcat

 

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Formerie Dargies  

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Grandvilliers

 

Lumière de

Bethléem

 

Avent 4

 

17-18 décembre

 

Moliens  

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Formerie St Maur  

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Grandvilliers

 

Concert de Noël

 

Organisé par l’Association A.R.C

 

Dimanche 11 décembre 2016, église de Feuquières à 15h 00

 


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Dimanche 23 octobre 2016

Le Pharisien et le Publicain (Lc 18, 9-14). Voilà une parabole bien connue. Elle nous pose quelques questions.

S’agit-il d’un enseignement sur la prière ? Sur l’humilité ? Est-ce une leçon à propos dupécheur pénitent plus agréable à Dieu qu’un orgueilleux qui se sent juste ?

En fait, il s’agit de l’opposition entre deux justices : celle de celui qui s’accorde un satisfecit  personnelle parce qu’il croit avoir accompli parfaitement son devoir (prière, jeûne, aumône). Et celle du pécheur qui se convertit. Les auditeurs de Jésus se reconnaissent bien dans les deux types de personnages. Et les auditeurs de Jésus aujourd’hui, c’est nous.

Le Pharisien  formule la prière typique du juif pieux tel que l’enseignaient les rabbins. Pas de demande, pas de présomption, seulement des paroles d’action de grâce avec la certitude d’être sur la bonne voie pour faire son salut éternel. Il met Dieu au centre de sa prière, et c’est bien. Mais, il s’écoute prier, il est enfermé sur lui-même.

Le Publicain s’inspire duMiserere(Ps 50), qui trahit un profond désespoir.Sa prière est fondée sur un manque, et il se présente à Dieu dans une attitude d’humilité.Il ne peut même pas se détacher de sa misère et regarder vers le ciel. La justification et le pardon semblent  lui être définitivement refusés.

Or, Jésus s’élève contre cette opinion, Il ne condamne ni le Pharisien ni le Publicain. Le Pharisien est dans une voie sans issue d’où il devra revenir. Il n’est pas condamné pour autant et il est sur un chemin de conversion, et  tous les deux sont dans la main de Dieu qui offre sa grâce gratuitement.

Bonne semaine à tous et profitons de toutes occasions qui nous sont données pour relire notre vie et nous tourner davantage vers le Seigneur.

 

Abbé Jean-Maurice Champagne,

curé de NDPV

 

Fête de la Paroisse : dimanche 20 novembre 2016 à Feuquières.

N’oubliez pas d’acheter des cases dans les grilles. Nombreux lots à gagner (VTT, Tablettes, etc.)

Samedi 29 octobre : changement d’heure

Quelques recettes il est conseillé de modifier ses heures de coucher, de faire éventuellement une sieste et de profiter au maximum de la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle.

 


Dimanche 16 octobre 2016

Je vais vous montrer qui vous devez craindre (Lc 12, 5)

Quand nous regardons le monde qui est autour de nous, nous voyons combien il a changé de visage en moins de cinquante ans. Nous aurions vite fait que dire la sacro-sainte expression : « de mon temps ! » Effectivement, aujourd’hui, les normes rigides qui régissaient notre société se sont modifiées, assouplies. Les valeurs qui stimulaient notre vie ne sont plus les mêmes.

Autrefois, l’uniformité existait dans tous les domaines : habillement, langage, comportement et foi religieuse. À cette époque, on jugeait sévèrement celui ou celle qui ne participait pas à la messe du dimanche. Aujourd’hui c’est le fidèle qui fréquente son église le dimanche qui se fait remarquer, attire l’admiration, la moquerie, pire encore l’indifférence. La foi ne rencontre pas d’oppositions violentes, mais elle s’enlise dans ce climat de doute qu’on respire partout. Manifester sa foi, même dans des occasions banales, comme une visite de sympathie et une prière dans un salon mortuaire, exige des convictions personnelles.

Il serait exagéré de parler des chrétiens persécutés dans notre société, comme Jésus y fait allusion dans l’évangile. Dans les premiers temps de l’Eglise, les chrétiens ont subi des vexations de toutes sortes : comparutions devant des juges, flagellations, emprisonnements et mises à mort. Le croyant avait le choix entre le reniement pour sauver sa vie, ou la fidélité jusqu’à la peine capitale.

De nos jours, l’opposition à la foi chrétienne n’est certainement pas aussi brutale, mais elle est sans doute souvent insidieuse. Voilà déjà trois ans que la loi sur le « mariage pour tous » est passé, trois années importantes quant à un quinquennat, beaucoup moins parrapport à l’Histoire. Il faut garder bien présent à l’esprit que rien n’est jamais acquis et que ce qu’un législateur a fait, un autre peut le défaire. Une telle loi résistera-t-elle à l’épreuve du temps long ? Ne confondons pas toutes les notions : paternité, maternité, amour, union, sexualité. Ne risquons-nous pas, dans un excès de narcissisme, de considérer l’enfant comme l’objet, et j’emploie le mot à dessein,  d’un désir de possession, de plénitude personnelle, et de perdre de vue que donner la vie à un enfant, lui donner amour et éducation est toujours finalisé par le bien et l’épanouissement psycho-affectif de ce petit être de chair, de sang et d’esprit qui voit le jour. Quand les chrétiens veulent défendre de telles notions et qu’ils sont capables de descendre dans la rue pour le crier à la face du monde, ils reçoivent moquerie méprisante et paroles blessantes. La persécution se manifeste plutôt par des sourires narquois. On semble plaindre ces pauvres attardés, qui croient encore dans une évasion vers un au-delà, vers un respect inconditionnel de cette vie que Dieu, et Dieu seul, nous donne. Qu’on le veuille ou non, ce sourire sceptique nous remet en question. Ilnous force à décider face au Crucifié : cachons-nous notre intime communion avec Lui ou bien déclarons-nous ouvertement notre confiance en son amour indéfectible ?

Pour résister et exprimer ouvertement sa foi, sans condescendance, il faut des convictions profondes. La persécution brutale provoque soit la chute, soit un sursaut d’énergie. Ne laissons pas la moquerie des sceptiques affaiblir notre Espérance.

Bonne semaine à tous et prions particulièrement pour nos familles, qu’elles restent coûte que coûte le lieu privilégié d’une fécondité toute divine.

 

Abbé Jean-Maurice CHAMPAGNE,

curé de NDPV.